Recruter, le casse-tête des franchises de garde d’enfants

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Pénurie oblige, les réseaux de franchisés doivent faire preuve d’imagination pour recruter des baby-sitters. La course aux bonnes idées est ouverte.

Panique générale à bord. Cette année, de nombreux réseaux de franchises de garde d’enfants peinent à recruter des babysitters. La demande des familles est plus que jamais supérieure à l’offre des agences. D’abord en raison de phénomènes structurels : la France a une démographie dynamique, les mères qui travaillent sont en plus forte proportion que dans d’autres pays européens, les départs à la retraite sont nombreux parmi les nounous et les assistantes maternelles et le secteur, pas toujours très valorisé, a du mal à se renouveler. La récente réforme des rythmes scolaires y est aussi pour quelque chose. Désormais, les cours s’arrêtent en milieu d’après-midi, ce qui pousse les parents, notamment ceux qui continuent de travailler plus tard dans la journée, à recourir à des agences spécialisées, qui fonctionnent très souvent sur le mode de la franchise.

20% à 50% d’augmentation des demandes

Sur le terrain, des responsables d’agences indiquent qu’ils observent une augmentation nette des demandes de garde – entre 20% et 50%. Comment faire face à cette “ruée” ? En procédant à de nouveaux recrutements. Ce qui n’est pas toujours aisé. Il faut faire preuve d’imagination.

Babychou, la franchise qui garde vos enfants

L’agence Babychou Services du 15ème arrondissement de Paris a ainsi organisé un “job dating” dans ses locaux de la rue Lecourbe le 10 septembre. Deux conditions pour y participer : avoir déjà eu une expérience dans la garde d’enfants et résider en Ile-de-France. De son côté, le réseau Family Sphere, qui recherche des diplômés dans le secteur de la petite enfance, mais aussi des étudiants, des seniors et des demandeurs d’emploi sérieux et motivés, propose à ses employés de financer leur formation dans le domaine, et de les “coacher” jusqu’à l’obtention d’un diplôme validée par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRRECTE). A l’avenir, les techniques de « séduction » et de fidélisation des salariés et potentiels salariés dans le secteur pourraient être de plus en plus sophistiquées.

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